Hedi Jouini - Samra ya Samra

Hédi Jouini (الهادي الجويني), de son vrai nom Mohamed Hédi Ben Abdessalem Ben Ahmed Ben Hassine1, né le 1er novembre 1909 à Tunis et décédé le 30 novembre 1990, est un chanteur, oudiste et compositeur tunisien. Durant sa longue carrière, Jouini a composé près de 1 070 chansons et 56 opérettes1. Ses chansons aux airs inspirés du flamenco ne cessent de connaître le succès en Tunisie et dans les pays du Machrek. Enfant natif du quartier de Bab Jedid, il accompagne ses camarades dans des cérémonies de circoncision et y chante des hymnes religieux. Très vite, son intérêt pour la musique et la chanson lui fait abandonner ses études1. Il aime alors particulièrement les œuvres du chanteur Mohammed Abdel Wahab1. Très tôt, il intègre une fanfare locale, la Hsinia, où il apprend à jouer du piston. Cependant, cet instrument ne correspond pas à sa réelle sensualité qui s'éveille le jour où il assiste à un concert donné au Théâtre municipal de Tunis par Farid Ghosn, grand joueur d'oud des années 1930. Après un bref séjour à La Rachidia, Jouini commence à se produire, dès l'âge de seize ans, dans de petites formations locales en qualité de joueur de mandoline. Mais c'est Mouni Jebali, père de Maurice Meimoun, qui l'initie à l'oud. À vingt ans, sa popularité augmente puisqu'il chante avec la troupe Arruqi dont le siège est à Bab Souika. Il fait également partie des artistes de Taht Essour, café autour duquel se tient toute une école de poètes, de paroliers et de chansonniers. Comme tous les artistes de Taht Essour, il aborde presque tous les genres connus à l'époque : des chansons légères, des muwashshahs, des dawrs, du folklore tunisien, des opérettes, des musiques de film ou des chants patriotiques. Il travaille aussi avec Mahmoud Bayrem Ettounsi. Les premiers tubes qu'il compose sont interprétés par Hassiba Rochdi en compagnie d'un orchestre dirigé par Mohamed Triki. Lorsque Ali Riahi fait sa première apparition en public, en 1936, Jouini fait partie de l'orchestre qui l'accompagne1. Il intègre Radio Tunis, dès son inauguration en 1938, et y assure un concert hebdomadaire en direct. Dans les années 1940, il joue dans le film Le Possédé de Jean Bastia. Il écrit et compose par ailleurs les chansons du film La Septième porte d'André Zwobada, où il apparaît avec son épouse, la chanteuse Widad. En 1966, il est élevé au grade d'officier de l'Ordre de la République par le président Habib Bourguiba. Il reçoit alors les félicitations du président de la SACEM, Georges Auric, et de tous les membres de son conseil d'administration. En 1982, il est à nouveau décoré par le président Bourguiba pour l'ensemble de son œuvre et pour sa contribution à l'enrichissement du patrimoine culturel tunisien. En 1986, il produit sa dernière composition Masbarnech. Un an après, en 1987, Jouini effectue sa dernière apparition en public sur les planches du Festival international de Carthage."

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